Nous y voilà, un lundi de reprise consécutif aux fêtes consacrées tout de go à la naissance de l’enfant Jésus, à l’avènement d’un vieux barbu, à la fin d’une année – et à l’espérance de tous les bonheurs placées dans celle qui suit – , aux rois mages enrobés dans la frangipane. La rame est pleine d’individus au teint jaune et au nez rouges, signes d’abus de tables, d’éclairage peu flatteur et d’un sacré frima.
Les Clash raisonnent dans mes oreilles et vu le niveau sonore, doivent atteindre aussi celles de mes voisins. Les morceaux défilent. Une musique de prolétaire efficace que ne renie pas le paysage traversé. Cheminées d’usine, zone industrielle, ou encore cette cité aux briques rouges d’une ville de la banlieue tout aussi rouge, défilent à mesure qu’avance mon train. Mes mâchoires sont crispées, la tension musicale est communicative, et j’attends avec impatience le lancinant « I stayed around and played around » de Mikey Dread et qui annonce les premières notes d’Armagideon Time. Vite, que le dub s’égraine, fasse son œuvre de détente et me donne envie d’aborder avec un léger sourire cette semaine estampillée numéro un dans mon agenda professionnel.
En attendant il neige et chacun a pris ses précautions vestimentaires. Pour faire vite, des sièges en cuire dit « orange ferroviaire » sur lesquels est disposé un panel d’individus offrant un joli camaïeu façon chasse en plaine, allant du marron au kaki le tout assorti à d’hypothétiques bonnets voir même des chapkas. Sous les couvres chefs des visages tellement perdus, qu’on croirait qu’ils sont punis. Un wagon entier de gens pas sage et visiblement oubliés lors de la distribution de Noël.
Ceci étant une question me vient à l’esprit : suis-je suis plus élégant ou présentable, avec ma parka chocolat, et mon gros casque stéréo sur la tête qui me sert autant de diffuseur musical que de cache-oreilles ? Et je devine alors que ceux qui me connaissent diraient non sans moquerie à la lecture cette dernière utilisation de l’objet « d’où la taille du casque »…
Alors, Joe Strummer porté par sa voix cassée inégalable me glisse –de façon brutale tout de même – à l'oreille « this is the city of the dead! ».
Pas faux Joe.
Les Clash raisonnent dans mes oreilles et vu le niveau sonore, doivent atteindre aussi celles de mes voisins. Les morceaux défilent. Une musique de prolétaire efficace que ne renie pas le paysage traversé. Cheminées d’usine, zone industrielle, ou encore cette cité aux briques rouges d’une ville de la banlieue tout aussi rouge, défilent à mesure qu’avance mon train. Mes mâchoires sont crispées, la tension musicale est communicative, et j’attends avec impatience le lancinant « I stayed around and played around » de Mikey Dread et qui annonce les premières notes d’Armagideon Time. Vite, que le dub s’égraine, fasse son œuvre de détente et me donne envie d’aborder avec un léger sourire cette semaine estampillée numéro un dans mon agenda professionnel.
En attendant il neige et chacun a pris ses précautions vestimentaires. Pour faire vite, des sièges en cuire dit « orange ferroviaire » sur lesquels est disposé un panel d’individus offrant un joli camaïeu façon chasse en plaine, allant du marron au kaki le tout assorti à d’hypothétiques bonnets voir même des chapkas. Sous les couvres chefs des visages tellement perdus, qu’on croirait qu’ils sont punis. Un wagon entier de gens pas sage et visiblement oubliés lors de la distribution de Noël.
Ceci étant une question me vient à l’esprit : suis-je suis plus élégant ou présentable, avec ma parka chocolat, et mon gros casque stéréo sur la tête qui me sert autant de diffuseur musical que de cache-oreilles ? Et je devine alors que ceux qui me connaissent diraient non sans moquerie à la lecture cette dernière utilisation de l’objet « d’où la taille du casque »…
Alors, Joe Strummer porté par sa voix cassée inégalable me glisse –de façon brutale tout de même – à l'oreille « this is the city of the dead! ».
Pas faux Joe.
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